Velo electrique comment ca marche

Le vélo à assistance électrique (VAE) est certainement le plus établi et le plus répandu des nouveaux moyens de locomotion assistée, loin devant les trottinettes, et très loin devant les skateboards et gyropodes. Il a en effet l’énorme avantage d’être polyvalent : en ville, il n’est pas dérangé par des routes en mauvais état ou les pavés, et il peut atteindre des vitesses plus élevées que les autres moyens électriques. Contrairement à ceux-ci également, le vélo ne se limite pas aux centres-villes. Le vélo peut aller légalement sur les voies de circulation hors agglomération.

Outre les versions pensées pour le déplacement sur les routes, il existe un monde complet de VTT électrifiés. Un nombre conséquent de marques historiques se sont convertis et proposent désormais des modèles électriques, tant ce marché s’est développé.

Le pilotage

En France, les vélos doivent être à assistance électrique. Cela signifie que l’utilisateur doit forcément fournir une poussée, qui sera alors accompagnée par le moteur électrique. Tout modèle sur lequel il est possible d’avancer sans la force des jambes est considéré comme étant un cyclomoteur et est donc assujetti à la réglementation qui en découle. Le vélo fonctionne donc exactement comme un vélo classique, mais pour lequel il faut forcer sensiblement moins pour avancer.

L’assistance

L’énergie électrique est fournie par une batterie, qui a une capacité confortable, mais limitée tout de même. Le pilote peut choisir de déployer cette énergie comme il l’entend. Soit il peut être assisté fortement, mais sur une distance courte, ou alors préférer privilégier une assistance modeste sur un plus grand nombre de kilomètre. Ce choix dépend évidemment du parcours à effectuer, mais ce réglage de niveau d’assistance peut être modifié à tout moment sur le guidon du vélo.

Les architectures

Cette variété de modèles signifie qu’il existe différentes architectures de motorisation. Quelles sont-elles et comment fonctionnent-elles?

Moteur dans la roue avant

C’est l’architecture la plus simple. Pas grand chose se passe sur la roue avant d’un vélo classique, donc c’était l’endroit idéal pour placer un moteur électrique, l’arrière étant déjà bien occupé par la transmission et les vitesses. Le moteur est alors situé dans le moyeu de la roue. De nombreux vélos de ville sont équipés par ce principe. Le poids supplémentaire sur l’avant du vélo n’est aucunement dérangeant pour une utilisation sur route. C’est une solution courante pour la conversion de vélos standards.

Moteur dans la roue arrière

Le principe est le même qu’au dessus, mais à l’arrière. L’intégration est un peu plus complexe cependant. Le principal désavantage est qu’il est plus compliqué de démonter la roue en cas de crevaison. Privilégier donc une chambre à air costaud ou un pneu tubeless.

Moteur dans le pédalier

Ce positionnement du moteur impose d’être prévu lors du début de la conception du vélo. Son grand avantage est le meilleur positionnement du centre de gravité, ce qui est très important pour les VTT. En général sur ce type de VAE, la batterie est intégrée dans le cadre, abaissant également le centre de gravité pour plus de stabilité et d’élégance.

Kit de conversion

Pour ceux qui ont déjà un vélo convenable, mais souhaiteraient aller plus vite ou plus loin, il existe des kits de conversion. Le premier genre est le moteur-roue présenté plus haut, pour lequel il faut vérifier la compatibilité au niveau de l’axe de roue. Le deuxième type est un moteur-pédalier déporté qui vient s’installer devant le pédalier. Ces kits de conversion permettent de bénéficier de tous les avantages du VAE à moindres frais. A méditer…